Les voies sinueuses de la vertu chez Greuze

Greuze peint la vertu bourgeoise au XVIIIe siècle. Ses tableaux moralisateurs mettent en scène des jeunes filles entre innocence et sensualité. L'ambiguïté traverse son œuvre : la vertu affichée côtoie une théâtralité trouble. Diderot chantre de la vertu bourgeoise admire puis se détourne.

Auteur: Thierry Grizard, publié le 5 novembre 2025.

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Au XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Greuze était la coqueluche des philosophes. Diderot pleurait devant ses toiles, louant sa « moralité ». Pourtant, quand on y regarde de plus près, la morale de Greuze ressemble surtout à un formidable alibi pour voyeurs distingués.

Bienvenue dans le petit théâtre des fausses innocences, où les cruches se cassent toujours au bon moment et où les vêtements tombent par « accident ». Décryptage d’un succès bâti sur l’ambiguïté.

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Si vous pensiez que ces jeunes filles avaient simplement deux mains gauches, détrompez-vous. Chez Greuze, chaque maladresse domestique est un code secret que les libertins de l’époque déchiffraient en un clin d’œil.

Jean-baptiste Greuze. Le chapeau blanc. 1780.
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