
Florence, milieu du Quattrocento. Dans l’atelier de Botticelli, on prépare une toile. Les pigments sont broyés, les liants dosés avec précision. L’or, matière noble, sera appliqué en feuille sur l’apprêt encore frais. La commande vient d’un Médicis ou d’un Vespucci. Le peintre connaît son rôle : célébrer le commanditaire, asseoir son prestige, immortaliser sa lignée. La peinture n’est pas affaire privée mais démonstration publique. Chaque élément compte. La disposition des figures, le choix des attributs, les couleurs mêmes portent un message que les contemporains savent décoder.
