En avril 1968, New York Magazine publie « La Dolce Viva », article signé par Barbara Goldsmith qui deviendra emblématique du Nouveau Journalisme. Le texte dresse le portrait de Viva, dernière « superstar » d’Andy Warhol, ancienne mannequin Vogue déchue vivant dans un appartement miteux. La technique narrative supprime les questions de la journaliste, créant l’illusion de confidences spontanées sur la drogue, le sexe et la précarité.
Mais ce sont les photographies de Diane Arbus qui déclenchent le scandale : deux clichés pleine page montrant Viva entièrement nue, allongée sur un canapé usé, les yeux révulsés évoquant une transe médicamenteuse. L’image est crue, impudique, aux antipodes du glamour habituel.
