Vanessa Beecroft, quand l’immobilité devient un cri !

La performance qui n’en est pas une Problème de classification : que faire de Vanessa Beecroft? Ce n’est pas du théâtre – personne ne joue de rôle, il n’y a pas d’histoire, pas de psychologie. Ce n’est pas de la danse – aucune chorégraphie, juste une lente dérive vers l’épuisement. Ce n’est pas non plus

Auteur: Thierry Grizard, publié le 18 janvier 2026.

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La performance qui n’en est pas une

Problème de classification : que faire de Vanessa Beecroft? Ce n’est pas du théâtre – personne ne joue de rôle, il n’y a pas d’histoire, pas de psychologie. Ce n’est pas de la danse – aucune chorégraphie, juste une lente dérive vers l’épuisement. Ce n’est pas non plus de la sculpture – ça respire (quoique discrètement), ça transpire (sous les projecteurs), ça peut s’effondrer.

Appelons ça de la « performance catatonique ». Un oxymore qui convient parfaitement à cette artiste qui a fait de l’immobilité son vocabulaire principal. Là où la performance historique (Fluxus, actionnisme viennois) misait sur le geste, l’action, la disruption, Beecroft propose l’exact inverse : la stase comme état esthétique ultime.

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