La Nouvelle Vision des années 20 & 30

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La Nouvelle Vision est un mouvement qui après la noirceur de l'expressionnisme et la négativité du Dadaisme poursuit avec optimisme la réaction moderniste.

La Nouvelle Vision, l’ivresse moderniste

Le musée Nicéphore Niépce propose dans une grande exposition thématique un panorama très exhaustif de ce qu’on a appelé « La Nouvelle Vision ».

C’est-à-dire un mouvement artistique initié en Allemagne avec la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit, voir notre article sur Albert Renger-Patzsch) et en France sous le terme de « Nouvelle Vision » qui, s’opposant à l’art bourgeois néoclassique et postromantique, poursuit l’expressionnisme et le dadaïsme mais avec un nouvel optimisme et une confiance renouvelée dans la modernité.

En photographie l’arrivée d’appareils photographiques portables tel que le Leica et le Rolleiflex ouvre de nouvelles perspectives créatives; s’opposant notamment au pictorialisme, aux cadrages frontaux et à hauteur d’œil succèdent donc les cadrages désaxés, en plongée ou contre plongée, en mouvement, sur le vif et exaltant la vie moderne collective ou intime.

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Courtsey musée Nicéphore Niépce

Communiqué de presse :

L’exposition se propose d’illustrer par la photographie les bouleversements esthétiques en France entre 1925-1935. En effet, entre le Traité de Versailles et le Front populaire, après que les premiers Jeux Olympiques modernes aient eu lieu à Paris en 1924, la décennie est ponctuée de jalons intellectuels, artistiques, industriels et politiques déterminants pour l’ensemble du XXe siècle.
De l’ exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925, suivie en 1931 par l’exposition coloniale, le Congrès des écrivains de 1935 ou le lancement du Normandie cette même année, lorsque le Front Populaire prend le pouvoir au printemps 1936, la France a changé de visage : le fameux « style français » cher à Jean Cocteau a été bouleversé aussi bien du point de vue graphique et esthétique que du point de vue intellectuel. Après les privations de la Première Guerre mondiale et avant celles de la Seconde, la montée vers l’élection du Front Populaire est marquée à la fois par l’euphorie d’un conflit laissé derrière soi et une démocratisation de la société où chacun peut espérer bénéficier des mutations en cours.
L’exposition universelle de 1937 achèvera cette parenthèse « dorée » et accompagnera, hélas, la montée visible des nationalismes, sonnant la fin d’une décennie volontairement oublieuse et légère, mais surtout gracieuse, moderne, chic, et dont le style élégant et sobre perdurera jusqu’aux années 1950.
1925-1935 est une décennie de révolutions stylistiques qui matérialisent la transition entre les deux guerres mondiales. Que ce soient la littérature, la mode, la musique, le théâtre, la danse, toutes les manières de dire et de faire changent, invitant chacun à s’exprimer.

Les magazines illustrés en plein essor seront à la fois les témoins et les passeurs de ces bouleversements. Le nombre toujours croissant de nouveaux titres, le dynamisme des mises en page permises par l’évolution des techniques d’impression, l’émergence d’une génération de photographes indépendants … contribuent à composer l’image d’une époque.

L’exposition est conçue à partir des fonds conservés au sein des Collections Roger-Viollet BHVP (Albert Harlingue, Boris Lipnitzki, Maurice-Louis Branger, Laure Albin Guillot, …etc.) et du musée Nicéphore Niépce (Jean Moral, Marcel Arthaud, magazines VU, Voilà, Marie-Claire, Art et Médecine, Match L’intran, Comoedia Illustré, L’Art Vivant …etc.).

1925 – 1935, Une décennie boulversante
26 octobre 2019 – 19 janvier 2020
Musée Nicéphore Niépce

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