Le Greco, images de la rétrospective au Grand Palais - ARTEFIELDS
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Le Greco, images de la rétrospective au Grand Palais

Article publié par Thierry Grizard le 12 janvier 2020

Le Grand Palais avec sa rétrospective consacrée au Greco permet de redécouvrir la singularité de cet artiste peintre au cheminement absolument à part.

RÉTROSPECTIVE « LE GRECO »

Tombé dans l’oubli durant des siècles, le Greco fut l’un des plus singuliers, sinon le plus singulier des artistes de la Renaissance tardive, s’inscrivant dans une tendance maniériste aussi bien par l’originalité de sa mise en scène que par la facture de ses tableaux. Ce peintre que l’on voit « extravagant » pour son époque, un « génie discordant » redécouvert par Théophile Gauthier lors de son voyage en Espagne (1840), et ensuite par Maurice Barré (1911), fascine toujours à travers son monde pictural, dès sa première présentation au musée du Prado (1902), et jusqu’à présent, comme en témoigne la dernière exposition organisée au Grand Palais (du 16 octobre 2019 au 10 février 2020).
Né à Candie (Héraklion) en 1541 – l’année du dévoilement à Rome du Jugement dernier de Michel-Ange –, Domínikos Theotokópoulos fréquentait dès son enfance des ateliers locaux spécialisés dans la peinture d’icônes. Âgé d’environ vingt-deux ans, son talent est alors confirmé par un document notarié en lui attribuant le titre de « maestro ». Si jeune étant devenu le maître peintre, il est fort probable qu’il avait commencé son apprentissage artistique vers l’âge de quatorze ans, sans qu’on puisse le confirmer, car, bien qu’elles soient soigneusement rassemblées, les sources historiques demeurent silencieuses à ce propos. C’est en s’inspirant de la peinture traditionnelle à la détrempe sur panneau de bois, et en s’appuyant sur l’archétype iconographique byzantin que Domínikos – connu plus tard comme le Greco – créa sa propre version de l’image de saint Luc peignant la Vierge à l’Enfant (1563-1566). Cette peinture de petites dimensions (41×33 cm), montre que l’artiste, aussi doué qu’il soit, ne suit pas ponctuellement la « maniera graeca », mais au contraire, il cherche à développer son propre vocabulaire stylistique en puisant dans des apports artistiques occidentaux[…]

Source : LE GRECO AU GRAND PALAIS, TRANSFIGURATIONS PICTURALES !