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ERWIN WURM | LOST à la galerie Thaddaeus Ropac

Accueil » Art moderne » art conceptuel » ERWIN WURM | LOST à la galerie Thaddaeus Ropac | Par Thierry Grizard, publié le 19 janvier 2016, modifié le 25 octobre 2019

Erwin Wurm  et ses facéties post Pop Art à la galerie Thaddaeus Ropac

Erwin Wurm plus empathique et moins sardonique que Maurizio Cattelan, moins Disney Art que Koons, dans un esprit similaire à Leandro Erlich, Erwin Wurm fabrique/re-produit des sortes de “ready-made” paradoxaux à partir d’événements incongrus possibles ou réels de la “vie moderne”.


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© Erwin Wurm.

A l’origine plasticien minimaliste travaillant de manière critique sur la notion de volume, de poids et de présence/absence, puis photographe plasticien ironisant sur nos quotidiens aliénés, Erwin Wurm poursuit ici son travail de sculpteur-plasticien qui monumentalise ou réduit des interactions possibles mais improbables liés à nos mode de vie.


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© Erwin Wurm.


Dans “Lost”, Erwin Wurm réfléchit et “reproduit” avec toujours le même humour les empreintes perdues de nos vie sur les objets de consommation de masse du quotidien. A voir à la galerie Thaddeus Ropac, Paris. Du 14 janvier 2016 au 5 mars.


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© Erwin Wurm.


Communiqué de presse:

 Lost présentera les dernières œuvres d’Erwin Würm pour lesquelles la matérialité joue un rôle essentiel aux différentes étapes de conception. Les œuvres exposées sont inspirées de la forme d’objets du quotidien et du souvenir de la perception tactile de leurs surfaces et matières. Ces formes peuvent être celles d’un flacon de crème pour le corps, d’une horloge, d’une chaise longue ou encore d’un fauteuil. La couleur jaunâtre de Butter (un réfrigérateur) et le blanc crémeux de Body (un distributeur de lait pour le corps) révèlent à la surface ce qui serait normalement le contenu de l’objet. L’intérieur et l’extérieur, l’enveloppe des choses en tant que pars pro toto sont des thèmes récurrents dans l’œuvre d’Erwin Würm. Par le passé l’artiste a déjà habillé des socles de sculptures comme des personnes. Le fait que les objets et les meubles exposés soient anciens est particulièrement porteur de sens à cet égard. Les œuvres acquièrent une qualité de présence exceptionnelle du fait de leur allusion à un contexte socio-historique. Le spectateur est incité à éprouver un sentiment de nostalgie du temps passé, un souvenir qui peut s’étendre à une époque entière. Au départ, Erwin Würm réalise des moulages en argile ayant la forme d’objets du quotidien. Ils peuvent être plus grands que nature, conférant ainsi à l’œuvre un caractère surréel, ou bien être fidèles à la réalité. L’artiste va ensuite laisser son empreinte physique sur le moulage en s’asseyant (Sideboard) ou en marchant dessus (Snow) par exemple. L’œuvre est finalement moulée en bronze ou en polyester, la troisième et dernière étape de sa matérialité. L’artiste les soustrait à leur raison d’être, et les dépouille de leur fonction première. Ce qui devient visible est alors une « dé-form-ation » : les propriétés auparavant inhérentes à l’objet ont disparu ou changé de nature. Une tension se crée entre la représentation de l’objet du quotidien, sa déformation par le corps de l’artiste et la matérialité de l’œuvre elle-même. Les œuvres d’Erwin Würm sont exposées dans plus de cent musées dans le monde, de l’Australie aux Etats-Unis, en passant par la France, notamment au Centre Pompidou, au Musée d’Art Contemporain de Lyon, au CAPC de Bordeaux, au FRAC Bourgogne de Dijon, en Franche-Comté Limousin, en Provence-Alpes  Cote d’Azur (Marseille) et dans le Languedoc-Roussillon (Montpellier). En janvier 2016, Erwin Würm et ses One Minute Sculptures feront partie d’une exposition de groupe à la Tate Modern de Londres et feront l’objet d’une exposition personnelle au MAK Center for Art and Architecture, Schindler House, West Hollywood en Californie. Les œuvres de l’exposition Lost seront ensuite présentées à la Berlinische Galerie Museum for Moderne Kunst de Berlin du 15 avril au 22 août 2016. En septembre 2016, une exposition personnelle lui sera consacrée au Museo Novecento de Florence, ainsi que dans plusieurs espaces publics de la ville.


Voir aussi:

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